Quelques mots à propos de la contrefaçon de médicaments

La découverte de 1.2 millions de sachets d’aspirine de contrefaçon dans le Havre

Un médicament sur 10 serait une contrefaçon. En tous cas, la saisie de plus d’un millions de sachets d’aspirine qui vient d’être effectuée tout récemment par les douaniers du Havre le prouve. Les autorités sanitaires tirent alors de nouveau la sonnette d’alarme face au problème de santé publique qu’est la contrefaçon de médicaments qui, notons-le, ne cesse de progresser. Les fausses aspirines ne contenaient aucun principe actif mais uniquement du sucre. Au ministre du commerce de préciser qu’il s’agit là d’une saisie record réalisé en France et en Europe. Le stock a alors été dissimulé dans une cargaison en provenance de Chine et était destiné à être commercialisé en France, en Espagne et en Afrique.Alerte aux médicaments contrefaits !!!

D’après l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, toutes les catégories de médicaments sont touchées par la contrefaçon, à savoir :

  • Les médicaments de confort, destinés par exemple à traiter les troubles de l’érection, la calvitie, ou encore l’obésité.
  • Les médicaments courants, tels que les antalgiques, les antigrippes et anti-toux, les antibiotiques.
  • Les médicaments destinés aux pathologies lourdes telles que les cancers, les maladies cardiovasculaires, le diabète.
  • Les pilules contraceptives, etc.

Si dans les pays développés, où le circuit est fortement réglementé, ces médicaments de contrefaçon sont surtout destinés à être vendus sur Internet, ce n’est malheureusement pas le cas dans les pays en voie de développement, notamment ceux de l’Afrique, où 70% des médicaments qui circulent sont contrefaits.

Lutte contre la contrefaçon de médicaments

Mars 2013 : La police internationale, avec 29 entreprises pharmaceutiques, décide de lutter ensemble contre la contrefaçon de médicaments qui devient un véritable fléau dans le monde. Les médicaments contrefaits représentent en effet un réel danger pour la santé publique. N’ayant pas de principe actif ou sous-dosé de principe actif, ils sont inefficaces. Mais ils peuvent aussi être surdosés en principe actif ou composés d’autres éléments nocifs et toxiques. Dans tous les cas, la santé, et notamment la vie, des patients sont donc en jeu.

Ainsi, parmi les laboratoires qui participent à cette initiative, il y a Sanofi qui n’a pas hésité de s’engager à garantir aux patients l’accès à des médicaments de qualité. Cet accord pour la lutte contre la contrefaçon de médicaments va alors durer 3 ans et coûtera près de 4.5 millions d’euros. Le programme se nomme « Pharmaceutical Crime Programme » et agit sur les activités criminelles de contrefaçon de médicaments. Son objectif ? Renforcer l’application par les autorités compétentes des mesures légales contre la contrefaçon de médicament qui, aujourd’hui, est considérée comme une activité criminelle (voire un crime contre l’humanité), chose que de nombreux pays, dont la Chine, s’y opposent.

Comment les médicaments sont-ils pris en charge ?

Pour pouvoir être pris en charge par l’Assurance maladie de la Sécurité sociale, un médicament doit d’abord figurer sur la liste des médicaments remboursables par la Sécu. Il faut ensuite qu’il ait été prescrit par un médecin dans le respect des normes en vigueur. Le taux du remboursement dépend ensuite de son SMR ou du service médical rendu. Selon la couleur de sa vignette, le taux de remboursement va alors de 15% à 100 %. Il faut cependant noter que ce taux est pratiqué sur le tarif de convention de base et non sur le tarif réel. Dans tous les cas, les patients devront alors prendre en charge eux-mêmes le reste des frais liés à leurs médicaments après les remboursements santé du régime obligatoire.

Pour avoir de meilleurs remboursements, il est donc indispensable de souscrire une complémentaire santé.